Jabs : celui qui

Celui qui dormait avec les poules
Celui qui était religieux
Celui qui était fidèle à sa femme
Celui qui avait des enfants adorables, qui lui ressemblaient extraordinairement, si mignons et obéissants.
Celui qui avait une femme moderne et obéissante
Celui qui aimait tous les membres de sa famille
Celui qui avait une hygiène incomparable, qui se lavait avec lenteur, jusqu'à briller plus que le soleil
Celui qui était malade et subissait une souffrance insupportable, pour qui cette maladie était inattendue
Celui qui était condamné.
Celui qui avait laissé une grande famille triste qui l’aimait à mourir, mais qui les dépassa par la mort.
Celui qui était si jeune pour mourir.
Celui qui n’avait rien vu encore de la vie, de ses délices, de ses trésors et de ses nouveautés.
Celui que ses frères et sœurs ont vu dans leurs rêves, qu’ils ont pleuré des nuits et des nuits
Celui qui était dune gentillesse formidable.

Et enfin celui que je n’oublierai jamais de toute ma vie, jusqu’à la dernière minute de ma vie, ainsi que mes parents


JABS

Commentaires

Anonyme a dit…
J'aime beaucoup la première phrase, le décalage qu'elle introduit avec la suivante. Et la façon dont tu parles d'une double solitude : celle de cette personne au milieu de la famille qui ne peut rien pour lui, la solitude de la famille sans lui, "dépassée" par sa mort.

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