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Jabs : tu

Tu es dans la chambre. Tu attends impatiemment ton mari. Tu te fais belle, tu vérifies, à chaque coin de ton visage, si tu as bien mis ton rouge à lèvres de couleur rouge vif, s’il ne déborde pas ; tu vérifies une 5ème et dernière fois si tes boutons, après que tu leur as mis du fond de teint, apparaissent toujours. Tu rajoutes à nouveau du mascara sur tes yeux, pour ressembler à une reine devant ses esclaves et qui obtient tout ce qu’elle demande. Tu penses à la robe rose tachée aux couleurs de l’arc en ciel et qui t’allait à merveille. Tu veux l’acheter après avoir amadoué ton amour unique et ton avenir lointain. Tu arranges ton lit plusieurs fois à cause de la nervosité qui te démange le corps, et ton impatience qui te rend encore plus nerveuse, à te mordre la peau. Tout d’un coup tu entends la serrure de la porte qui fait « clac, clac….. » et te rend sourde. Ton mari monte l’escalier tout doucement et t’assourdit. Le voilà qui arrive à la porte de ta chambre, bien habillé...

Adada Ghibarn : tu

Jeune. Beau. Brillant. Tu caches un secret derrière les mers de tes yeux et le calme de tes lèvres. Souvent, sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne, au coucher du soleil, tu t’assieds, puis tu t’allonges sur l’herbe ; tu sens une odeur envoûtante, une odeur qui te rend vivant. Tu es triste, perdu, tu sens que la vie n’a plus de sens depuis que Julienne t’a laissé. Tu veux parler mais tu ne peux pas. Tu veux crier, mais tu sens que quelqu’un t’étrangle… tu voudrais parler, avouer tes sentiments, mais tu ne peux pas. Finalement, tu prends ton cahier, ton crayon et tu écris, tu gribouilles, tu sens que comme ça tous tes problèmes, toutes tes histoires seront pour toi. Julienne te manque beaucoup, tu ne peux pas l’oublier. Tu penses que depuis que Julienne t’a quitté, tu es mort, la tristesse a pris place dans ton cœur, tu veux que tout le monde te quitte, tu veux rester seul, parler avec les étoiles de la nuit, discuter avec la lune et arroser les fleurs avec tes larmes. C...

Salas Ya Hussein : tu

Tes yeux brillent ; des larmes s’en écoulent sans arrêt. Ton visage est noyé dans des larmes. Ta tristesse t’étrangle tous les jours, tu penses à ton fils qui est à l’hôpital, à ton mari qui t’a quitté. Tu penses à fuir, à ne plus revenir peut-être. Mais tu n’arriveras jamais dans un monde sans cœur et sans pitié. Tes doigts longs, caressent les touches du piano ; tu espères que la musique entrera dans tes oreilles vers le cœur, et transformera cette tristesse en bonheur infini. Tes lèvres brillantes s’ouvrent, couvertes de salive, et commencent à chanter. Ta voix chancelante, étouffée, sort. Dehors, les fleurs la bercent entre leurs bras, les arbres se balancent, contents aussi, les papillons s’envolent dans la liberté. Tu regardes à travers la fenêtre, tu penses toujours à ton fils qui est en train de s’ouvrir. Malheureusement, cette tristesse se fixe de plus on plus dans ton cœur, dans ton esprit, s’y stabilise. Soudain tout s’éteint, ta voix chancelante disparaît, tu to...

Remnaf Zemaf : celle qui

Celle qui s'assied sur la véranda, somnolente, nostalgique au passé. Celle qui tient sa canne dans sa main ridée toute la journée, jusqu'à ce qu'elle soit une partie de son propre corps. Celle qui reste des heures entières toute silencieuse, pour commencer à parler, à plaisanter, à montrer ses dents – il vaudrait mieux dire son appareil dentaire – à rire, mais avec une simplicité innocente, propre à elle. C'est celle qui met des habits tout étranges, qui reflètent ses pensées, toujours joyeuses, ce qui était un peu étrange pour une vieille femme qui allait descendre à six pieds sous terre quelques jours plus tard… Celle qui porte des lunettes, toutes bizarres, semblables à celles des années 80. Celle dont la chambre sent la naphtaline et qui interdisait à tout rat, fût-il animal ou humain, l'accès au dortoir d'une vraie sainte. Une sainte qui portait un voile en culte pour son dieu, une sainte toute vieille dont le sourire ne peut être effacé. Celle dont l...

TaLtOuL : celui qui

Celui qui se sent incompris, qui est coupé du monde, et qui sait ce que les autres n’imaginaient pas. Celui qui en a marre de la vie planifiée et qui se sacrifie pour les autres sans s’en rendre compte. Celui qui refuse de l’aide, quand il ne peut pas faire quelque chose, le fait quand même. Celui qui a toujours le sourire. Celui qui en a marre d’attendre dans les hôpitaux et surtout dans la salle d’urgence. Celui qui dort tous les samedis et les dimanches sans arrêt, et qui, si quelqu’un le réveille, se met en colère. Celui qui n’arrête pas de fumer quand il est en colère. Celui qui adore les jeux vidéo et est passionné de football, qui ne veut jamais rater son émission préférée « telé-foot » Celui qui adore le vin, qui en fabrique, et qui boit son verre de Whisky quand il regarde le film «The Holiday» Celui qui crie et recrie quand quelqu’un s’est blessé en sport.

S. : celui qui

Celui qui part à la plage, s’allonge sur le tapis d’or, regarde apparaître et disparaître les pages bleues de son cahier, et former avec les ficelles d’or du soleil à l’aurore un tableau sculpté par les mains honorées de Dieu. Celui qui a une voie angélique, douce avec un ton triste. Celui qui entre dans sa chambre, en été, enlève ses habits et dort avec son boxer. Celui dont les cils se bercent sur ses paupières quand il cligne les yeux . Celui dont les yeux brillent comme une étoile. Celui qui adore rester seul, isolé… Celui qui pense toujours au futur et jette derrière lui son touchant passé. Celui qui lève le sourcil gauche lorsqu’il est étonné. Celui qui aime se moquer de… Celui qui porte des chemises pour les sorties spéciales, et des pulls pour chaque jour. Celui qui valorise tout moment, toute minute, toute seconde de sa vie, parce que la vie est un rêve qui ne se répétera jamais… Celui qui a changé ma vie, d’un enfer à un paradis…

Remnaf Zemaf : un homme

Il a 33 ans, assis dans sa voiture, il conduit assez rapidement, de la sueur baigne son visage, il ouvre la fenêtre, et un vent fou entre dans la Mercedes, un vent qui lui fait oublier pourquoi il est sur la route et suggère le passage dans la pente. Il a 22 ans, ses cheveux dorés brillent, il regarde sa mère habillée de blanc avec son nouveau mari, tout contente ; il l’envie, mais il a le temps, il n’est que jeune encore. Et, avec son mosquitos, on ne peut passer sans le voir, et il le sait. D’un coin de l’œil il observe une belle femme, près d’un arbre, il en est ébloui, tant les feuilles tombent et frôlent ce corps dont il rêve, et rêve encore… Il a 11 ans, il revient de l’école en courant, tout content, il manque de se faire tuer deux fois de suite, il arrive à la maison, ouvre la porte toute grande, entre dans la chambre de sa mère, saute dans ses bras, lui met son carnet de notes dans le nez, reçoit un bisou, sort, achète une glace, et pense qu’il aimerait bien ces vacances...